jeudi 26 mai 2011
samedi 21 mai 2011
L'entrepreneur Daniel-Gérard Rouzier nommé Premier ministre
Le nouveau président haïtien Michel Martelly a nommé vendredi l'entrepreneur Daniel-Gérard Rouzier, 51 ans, au poste de Premier ministre, a indiqué à l'AFP le président de la Chambre des députés Saurel Jacynthe.
" C'est bien M. Rouzier qui a été désigné " Premier ministre, a confirmé M. Jacynthe interrogé par téléphone. " Le président Martelly a écrit aux présidents des deux chambres du Parlement pour leur faire part du choix de M. Rouzier comme Premier ministre ", avait indiqué auparavant un membre du cabinet de M. Martelly sous couvert d'anonymat. L'annonce est intervenue après une série de rencontres entre le nouveau chef de l'Etat et les responsables du Parlement. Pour que la nomination du Premier ministre soit ratifiée, celui-ci doit obtenir un vote favorable dans chacune des deux chambres, toutes deux dominées par le parti Inité (Unité, en créole) de l'ancien président René Préval. M. Martelly ne dispose que de 3 parlementaires de son parti à la Chambre. Le Premier ministre sortant Jean-Max Bellerive a remis vendredi dernier la démission de son gouvernement mais il continue à gérer les affaires courantes en attendant la désignation de son remplaçant. Daniel-Gérard Rouzier est un homme d'affaires à succès à la tête de plusieurs sociétés en Haïti. Proche de M. Martelly, il a étudié aux Etats-Unis et est détenteur d'un master en sciences comptables. Ecrivain, il a publié trois ouvrages dont " le pouvoir des idées "(2002) et " Croire, Aimer et Espérer " (2006). Sa biographie le présente comme étant propriétaire d'une des bibliothèques les plus complètes d'Haïti et comme un collectionneur avide d'art haïtien et d'albums de bandes dessinées françaises du 20e siècle. Il est marié et père de 3 enfants.
mercredi 18 mai 2011
Choix du premier ministre
24 heures après son investiture, le nouveau Président d'Haïti, Michel Martelly souhaite se tourner vers un chef d'entreprise respecté, pour le poste de Premier Ministre. Thierry Mayard-Paul, le Chef de cabinet du Président Martelly, a expliqué que le Président avait porté son choix sur Mr. Daniel Rouzier en raison de son passé d'entrepreneur accompli « son curriculum vitae parle pour lui-même [...] Nous pensons qu'il peut être très efficace à la gestion du gouvernement. »
Malgré ses références, la ratification de ce choix pourrait rencontrer de l’opposition au Parlement « Nous croyons qu'il y aura un peu de résistance » à précisé le Chef de Cabinet de Martelly « Mais nous croyons aussi, et le Président Martelly estime, que nous pouvons démontrer que c’est le bon choix. » Ce choix, sera probablement la première bataille entre le Président Martelly et un Parlement où les législateurs (INITE) fidèle à Préval, jouissent d'une confortable majorité.
Ces derniers jours, les rumeurs du choix de Daniel Rouzier, avaient déjà provoqué, avant l’heure, des tensions et des réactions négatives de certains parlementaires en raison de son manque d’expérience politique. Des sources proches des dirigeants du parti INITE, avaient alors fait savoir que le choix de Rouzier comme Premier Ministre, n’avait aucune chance d'être confirmé par le parlement, comme l'exige la Constitution. Rappelons, que selon la Constitution haïtienne, le choix du Premier Ministre se fait en concertation avec les présidents des deux chambres (Députés et Sénateurs) au cas où le parti du Président de la République n’a pas la majorité au parlement [ce qui est le cas, le parti de Michel Martelly «Respons Peyizan» ne détient que 3 sièges à la chambre basse et aucun au Sénat].
Ces derniers jours, les rumeurs du choix de Daniel Rouzier, avaient déjà provoqué, avant l’heure, des tensions et des réactions négatives de certains parlementaires en raison de son manque d’expérience politique. Des sources proches des dirigeants du parti INITE, avaient alors fait savoir que le choix de Rouzier comme Premier Ministre, n’avait aucune chance d'être confirmé par le parlement, comme l'exige la Constitution. Rappelons, que selon la Constitution haïtienne, le choix du Premier Ministre se fait en concertation avec les présidents des deux chambres (Députés et Sénateurs) au cas où le parti du Président de la République n’a pas la majorité au parlement [ce qui est le cas, le parti de Michel Martelly «Respons Peyizan» ne détient que 3 sièges à la chambre basse et aucun au Sénat].
M. Rouzier est Directeur Général de la Sun Auto, un important concessionnaire automobile, il est également le Président de la centrale électrique E-Power, premier projet de production d’énergie électrique réalisé par le secteur privé en Haïti. Il a fait se études en gestion et comptabilité, diplômé de l'Ivy League de Dartmouth et de la Georgetown University, Rouzier est profondément religieux. Auteur du livre « Believe, Love and Hope » au travers duquel il explique sa relation intime avec le Christ, sa femme et ses enfants, et de deux essais « The Power of Ideas » et « Vision or Illusion » dans lesquels il aborde des questions importantes comme : la conjoncture économique, la politique économique et le gouvernement politique, la sociologie. Daniel Rouzier a une forte présence dans l'environnement politique et a développé une bonne relation avec la classe politique haïtienne.
dimanche 15 mai 2011
Investiture du nouveau président
Haïti ouvre officiellement un nouveau chapitre de son histoire avec l’investiture du chanteur populaire Michel Martelly en tant que président. L’ex-chef de la Maison blanche Bill Clinton qui est émissaire spécial de l’Onu en Haïti a assisté à la cérémonie. Une cérémonie marquée par une panne d’électricité. La France, elle, était représentée par son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.
« Oui, main dans la main, épaule contre épaule, nous allons changer Haïti, a déclaré Michel Martelly. Nous allons reconstruire ce pays. Nous allons remodeler son visage, le rendre plus fort. Ma présidence est votre présidence », a ajouté Martelly qui a promis de travailler dur pour obtenir des résultats concrets.
L’espoir qu’a soulevé le nouveau président est immense. Des centaines de milliers de survivants du séisme de janvier 2010 attendent toujours des logements décents et du travail. « Je n’ai jamais été impliqué dans la politique. J’ai les mains propres », clame Michel Martelly qui se veut le Président de la rupture. Rejetant les critiques qui soulignent son inexpérience en politique, il réclame une place pour une nouvelle génération au pouvoir. Il a conquis les quartiers pauvres de la capitale, Port-au-Prince, en revendiquant du travail pour les jeunes. « Un jeune Haïtien doit pouvoir travailler, s’acheter une voiture et vivre décemment », avait-il soutenu lors de la campagne du premier tour en novembre dernier. Dans son programme, Michel Martelly assure vouloir mettre en place « un module de sortie de crise post-séisme ». Le nouveau chef de l‘état doit faire face à un parlement dominé par les députés et sénateurs du président sortant.
samedi 7 mai 2011
Amendement de la Constitution : Malaise parmi les parlementaires
L’opération d’amendement constitutionnel à la va-vite jette le malaise au parlement et des groupes de parlementaires appartenant soit à l’opposition soit au parti qui s’apprête à remettre le pouvoir le 14 mai prochain ont des difficultés à trouver un terrain d’entente.
« Je sens un malaise. La version (du projet d’amendement) votée par les membres de la 48e législature et celle publiée au journal (officiel) Le Moniteur ne sont pas les mêmes », déclare à AlterPresse, la Sénatrice Edmonde Supplice Bauzile, de la plateforme Alternative. « C’est comme un faux. Il y a des articles qui ont été ajoutés et d’autres qui ont été modifiés », ajoute l’élue, qui estime avoir été « manipulée ». La sénatrice est aux nombres des parlementaires qui ont travaillé à l’élaboration du projet d’amendement. Cette démarche d’amendement a été initiée officiellement par l’exécutif en 2009. La 48e législature, qui n’existe plus, l’avait votée en septembre 2009. Le député réélu Acluche Louis Jeune, membre également de la plateforme Alternative, abonde dans le même sens que la sénatrice. Il affirme que cela constitue « un problème à résoudre ». Louis jeune souhaite que la « modification » effectuée par la présidence du texte voté par les membres de la 48e législature ait été faite « en accord avec les présidents des 2 chambres (sénat et chambre des députés) ». Le parlementaire estime que cet amendement est susceptible de « mettre beaucoup plus de problèmes dans la société ». Le Sénateur, Jean Baptiste Bien-aimé, élu au second des dernières élections législatives sous la bannière du parti au pouvoir « INITE » (Unité) pour le Nord-Est, qualifie « d'irresponsable » l’attitude de ces élus qui ont attendu tout ce temps pour parler de ces « modifications ». « Ils n’avaient jamais lu Le Moniteur ? », s’interroge le sénateur du parti majoritaire au parlement. Toutefois, les sénateurs restent d’accord sur la nécessité d’un amendement de la constitution du 29 mars 1987, même quand Bauzile propose « une mise à jour » de la déclaration d’amendement. Une proposition qui ne sera sans doute pas prise en compte, vu que le parlement haïtien n’a que jusqu’à ce lundi 9 mai pour statuer sur le dossier. Il faut un quorum de 2/3 dans chacune des chambres, soit 20 sénateurs sur 30 et 66 députés sur 99 pour permettre l’amendement de la loi-mère. Entretemps, 11 sénateurs et 23 députés décident de ne pas participer aux différentes séances. Ils réclament l’intégration de 19 élus des législatives du 20 mars dernier, dont les dossiers restent encore pendants au Conseil Électoral Provisoire (CEP).
vendredi 6 mai 2011
Michel Martelly crie au complot
« Ce sont tous les efforts que j'ai commencé, lors de mes voyages à l'étranger, par mes prises de contacts avec l'international, avec les institutions financières, avec les investisseurs étrangers qui vont apporter des emplois, qui viennent construire des usines, monter des hôtels, que ces Messieurs dames du CEP veulent écraser. Jusqu'à aujourd'hui, ils méprisent la justice. L'état de droit que le peuple veut, que le peuple attend, ils ne veulent pas nous aider à l'établir. Si le CEP veut rester dans le système ancien, c'est son choix et la justice fera son devoir. Pas un homme ni une institution n'est au dessus de la justice ».
En réponse aux précédentes déclarations de Michel Martelly, le président du Conseil électoral provisoire avait suggéré la mise en place d'un tribunal exceptionnel pour réviser les résultats contestés, mais aucune décision formelle n'a encore été prise pour concrétiser ce projet.
jeudi 5 mai 2011
Les malentendus seront-ils levés avant l’arrivée de la nouvelle administration ?
Rien n’est encore clair à dix jours de l’investiture, annoncée pour le 14 mai prochain, du président du 20 mars 2011, Michel Joseph Martelly.
La plateforme politique “Inite” (Unité) du président sortant, René Garcia Préval, affirme s’en tenir aux résultats dits définitifs du 20 avril 2011, qui donnent ses candidats “vainqueurs” de législatives pour le moins controversées. Paradoxalement, "Inite" a déjà entamé, le 4 mai 2011, une action en justice (en référé) en faveur de ses 19 candidats contestés et contre l’État haïtien, qui n’a pas publié les noms de ses candidats au journal officiel de la république, en dépit de certificats de réussite "délivrés" par l’organisme électoral. En divers endroits, comme à Grand-Goâve (Ouest), les partisans de ce regroupement clament leur intention de manifester violemment si les résultats dits définitifs ne sont pas maintenus ni publiés au journal officiel “Le Moniteur” de la république. Suite à la publication des résultats dits définitifs des législatives, tard dans la soirée du mercredi 20 avril 2011, à Grand-Goâve et sur l’ile de la Gonave, les activités scolaires n’ont pas encore repris, malgré la fin de la trêve pascale le 24 avril. Résultats contestés par diverses couches de la population, des organisations de défense de droits humains et la mission d’observation électorale conjointe (Moec) de l’organisation des États américains et des pays des Caraïbes (Oea-Caricom). Sur demande du gouvernement, la Moec / Oea-Caricom dresse un rapport accablant pour le conseil électoral provisoire (Cep) au sujet de 19 postes législatifs, dont 17 à la chambre des députés et 2 au sénat, après avoir analysé les décisions du bureau du contentieux électoral national (Bcen), prises en violation de la loi électorale et d’autres dispositions relatives aux listes électorales partielles (Lep) et au centre de tabulation des votes (Ctv).
Des sénateurs ont formé une commission afin d’enquêter sur les 19 cas de contestation signalés.
Au regard du rapport de la Moec Oea-Caricom, les décisions du Bcen paraissent sans fondement. Ce qui jette du discrédit sur le processus électoral conduit à date par le Cep, qui a bénéficié (en premier lieu) du support de la communauté internationale. Pour essayer de sortir de la crise post-électorale, qu’il a engendrée, le (président du) Cep évoque la possibilité de mettre sur pied un Bcen spécial pour rejuger les 19 cas contestés. Et dire que cette même structure d’organisme électoral décrié a planifié la tenue d’élections complémentaires pour la fin de mai 2011 dans quelques circonscriptions ! Des observateurs n’hésitent pas à mettre en question l’ensemble du processus électoral, apparemment vicié depuis le début des opérations en 2010. Comme en l’année 2000, une crise post-électorale, qui a commencé depuis le 20 avril 2011, risque de plonger Haïti dans de nouveaux bouleversements politiques, susceptibles d’avoir des incidences fâcheuses sur l’ordre public avec les barricades enflammées et les actes d’agression sur les routes à l’encontre de voyageurs par des partisans de candidats contestés. Sans y prendre garde, les tenants du pouvoir sortant ont couru au plus pressé en faisant installer une partie des parlementaires élus dans les dernières législatives et en laissant en suspens les “élus contestés”. Leur priorité consiste à parer au plus pressé pour faire passer, coûte que coûte, leur projet d’amendement de la Constitution du 29 mars 1987, dans un contexte inapproprié et d’absence de sérénité requise. En l’absence des 2/3 du parlement, une commission bicamérale est formée pour étudier la proposition de révision de la Constitution.
Le reste importe peu, pour eux. Les menaces d’aggravation de la situation alimentaire, les effets de la hausse des prix des produits pétroliers sur le marché national depuis le 23 mars 2011, l’approche de la saison cyclonique (à partir de juin 2011), les conséquences des fortes averses en divers points du territoire national (inondations et des milliers de sinistrés cette semaine après les premières pluies de début mai) sont des dossiers négligeables, à leurs yeux. Martelly envisage, après son entrée en fonction, de créer une commission d’investigation sur le même dossier des résultats des législatives contestées pour environ 19 postes. Ce qui laisse augurer des semaines, voire des mois de tergiversation et d’approfondissement d’un malaise politique en Haïti. Excepté, si les auteurs de l’imposture et de la manipulation électorales acceptent de jouer cartes sur table, sans donner dans la corruption ni les magouilles
mercredi 4 mai 2011
Origine de l'épidémie du choléra
Le rapport du Groupe d'experts indépendant chargé d'enquêter sur l'origine de l'épidémie de choléra en Haïti, publié ce mercredi, conclut que cette épidémie a été causée par la confluence de plusieurs circonstances et n'était pas la faute, ou n'était due à l'action délibérée d'un groupe ou d'un individu.
La première hospitalisation liée au choléra à Mirebalais, dans la région en amont du fleuve Artibonite, a eu lieu dans la soirée du 17 octobre 2010 et le premier cas de choléra en Haïti en près d'un siècle a été confirmé le 22 octobre 2010, rappelle le rapport. Depuis, l'épidémie a causé la mort de plus de 4 500 personnes et affecté près de 300 000 autres, et continue de causer des infections et des morts en Haïti. « Le calendrier suggère que l'épidémie s'est propagée le long du fleuve Artibonite », souligne le rapport. S'agissant des sources potentielles de contamination qui pourraient avoir déclenché cette épidémie, les experts notent que les conditions sanitaires au camp de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) à Mirebalais n'étaient « pas suffisantes » pour éviter une contamination fécale de la rivière Meye, un affluent du fleuve Artibonite. En outre, les conclusions de chercheurs indépendants sur la bactérie responsable de l'épidémie indiquent que les souches de l'épidémie en Haïti « sont génétiquement identiques, indiquant une source unique pour l'épidémie en Haïti » et que la bactérie est « très similaire mais pas identique aux souches du choléra de l'Asie du Sud actuellement en circulation en Asie, confirmant que la bactérie du choléra en Haïti n'émanait pas d'Haïti ». La contamination de la rivière Meye a entraîné une épidémie explosive de choléra dans le delta du fleuve Artibonite et ensuite à travers Haïti. « Cette diffusion explosive était due à plusieurs facteurs, dont l'usage répandu de l'eau de la rivière pour faire la lessive, se baigner, boire et s'amuser ; l'exposition régulière des travailleurs agricoles à l'eau d'irrigation du fleuve Artibonite ; le degré de salinité du delta de l'Artibonite qui a fourni des conditions optimales pour une prolifération rapide de vibrio cholerae ; l'absence d'immunité de la population haïtienne au choléra ; les mauvaises conditions en matière d'eau et d'assainissement en Haïti ; la migration d'individus infectés vers des communautés résidentielles et des centres de traitement ; le fait que la souche vibrio cholerae de type sud-asiatique qui a causé l'épidémie cause une diarrhée plus sévère en raison de la production plus importante de la toxine du choléra de type classique la plus puissante ; et les conditions dans lesquelles les malades du choléra étaient initialement traités dans les installations médicales qui n'ont pas empêché la propagation de la maladie à d'autres patients ou au personnel soignant », explique le rapport. « L'introduction de cette souche du choléra en raison de la contamination environnementale avec les matières fécales n'aurait pas pu être la source d'une telle épidémie sans les déficiences simultanées du système d'adduction d'eau, d'assainissement et de soins de santé », affirment les experts, qui concluent que « l'épidémie de choléra a été causée par la confluence de circonstances décrites ci-dessus et n'était pas la faute, ou due à l'action délibérée, d'un groupe ou d'un individu ». Les experts recommandent que les secouristes et le personnel des Nations Unies venant de zones où le choléra est endémique reçoivent une dose prophylactique d'antibiotiques avant leur départ ou soient testés pour confirmer qu'ils ne portent pas le virus du choléra. Ils recommandent aussi que tous les employés des Nations Unies et les secouristes se rendant dans des zones d'urgence reçoivent des antibiotiques, soient immunisés contre le choléra afin qu'ils soient protégés et protègent la santé des autres. Pour prévenir l'introduction d'une contamination de l'environnement local, les installations des Nations Unies à travers le monde devraient traiter les matières fécales en utilisant des systèmes qui inactivent les bactéries pathogènes avant l'élimination des ces matières fécales. S'agissant plus spécifiquement d'Haïti, les experts suggèrent aux Nations Unies et au gouvernement haïtien d'investir dans un réseau d'adduction d'eau potable et un meilleur système d'assainissement dans le pays. Le rapport a été présenté au Secrétaire général de l'ONU le 3 mai et le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti a transmis plus tôt mercredi, une copie de ce rapport au gouvernement d'Haïti. « Le Secrétaire général remercie le Groupe d'experts indépendant pour ses efforts et examinera attentivement ses conclusions et recommandations. À cette fin, le Secrétaire général a l'intention de mettre sur pied un groupe de travail au sein du système des Nations Unies, afin d'étudier les conclusions et les recommandations formulées par le Groupe d'experts indépendant et d'en assurer un suivi rapide et approprié », a dit son porte-parole dans un communiqué. « L'épidémie de choléra a causé d'importantes pertes en vies humaines et s'est répandue dans tout le pays. Au nom de la famille des Nations Unies, le Secrétaire général réitère sa profonde sympathie aux victimes de l'épidémie et à leurs proches », a-t-il ajouté. « Le Secrétaire général réaffirme l'engagement continu des Nations Unies à se tenir aux côtés du Gouvernement et du peuple d'Haïti dans la lutte en cours contre l'épidémie de choléra et exprime sa gratitude aux nombreux pays et organisations qui ont contribué à lutter contre la maladie. » Le panel était présidé par le Docteur Alejandro Craviolo du Mexique travaillant auprès du Centre international de recherche pour la diarrhée au Bangladesh. Le panel était également composé de trois autres membres, le Docteur Claudio Lanata du Pérou de l'Institut d'enquête nutritionnelle du Pérou, le Docteur Daniele Lantagne des Etats-Unis travaillant à l'Université d'Harvard et le Docteur Balakrish Nair d'Inde de l'Institut national du choléra et des maladies entériques.
mardi 3 mai 2011
La Suisse confisque des fonds Duvalier
Le gouvernement suisse a annoncé lundi avoir ouvert une action en confiscation des avoirs de l'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier bloqués en Suisse depuis 25 ans.
Le Département fédéral des finances a ouvert une procédure le 29 avril devant le Tribunal administratif fédéral visant à restituer les avoirs Duvalier à Haïti, selon les modalités prévues par une nouvelle loi sur la restitution des avoirs illicites, selon un communiqué. "En cas d'admission de l'action en confiscation, la Confédération suisse restituera les avoirs Duvalier à Haïti selon les modalités prévues par la loi sur la restitution des avoirs illicites," indique le texte. Le montant de ces avoirs confisqués avoisine les 6 millions de francs (4,5 millions d'euros, 6,7 millions de dollars). Le gouvernement suisse avait franchi en février dernier une étape décisive vers une restitution des avoirs de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier en lançant formellement une demande de confiscation auprès de son ministère des Finances. La nouvelle loi baptisée "Lex Duvalier" est entrée en vigueur pour palier à un manque apparu dans la longue bataille judiciaire sur la restitution au peuple haïtien des millions déposés par la famille Duvalier sur des comptes suisses. Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur, qui avait succédé en 1971 à son père François. Après son retour en Haïti en janvier, M. Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour violations des droits de l'homme et crimes contre l'humanité. Toutefois le futur président haïtien Michael Martelly a déclaré récemment dans une interview qu'il "pourrait penser" à une amnistie pour ses prédécesseurs Jean-Claude Duvalier et Jean-Bertrand Aristide, évoquant "la nécessité" de promouvoir la réconciliation dans le pays.
lundi 2 mai 2011
Les USA accentuent la pression au sujet des fraudes
Plus de dix jours après les premières contestations de la communauté internationale, suite aux élections douteuses de 18 députés et sénateurs, les Etats-Unis font s'accroitre la pression sur les autorités électorales haïtiennes. Un sénateur, Patrick Leahy (en photo) demande aujourd'hui à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton de songer à annuler les visas américains de personnalités politiques et de membres de leurs familles. Parmi les cinquante noms se trouve celui de l'actuel président de la République, René Préval.
dimanche 1 mai 2011
Les gros mangeurs de Préval
Halte aux gros mangeurs de Préval !!!
Timoun d’Haïti s’élève vivement contre les prétentions de certains préposés aux douanes de Port-au-Prince ! Un donateur américain, offre pour soutenir les actions humanitaires bénévoles de l'association une génératrice toute neuve. Celle-ci est destinée à électrifier l’école communautaire que nous avons construite à Demontreuil (Jacmel) et l’on prétend nous demander 16 000 $US pour la dédouaner. Devant l’énormité de la somme vous comprendrez que nous nous passerons de courant électrique, au détriment des avantages que cela aurait pu procurer pour nos 220 élèves.
Triste Haïti où les intérêts particuliers passent avant ceux de la collectivité.
Timoun d’Haïti et ses partenaires haïtiens sont pleins de colère et dépités de voir leurs efforts pour offrir un meilleur avenir aux enfants réduits à rien par la faute des gros mangeurs.
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