Après avoir exigé une enquête sur de possibles fraudes lors des législatives, le nouveau président haïtien Michel Martelly a demandé officiellement ce vendredi soir à la communauté internationale de « ne pas reconnaître les résultats des législatives ».
Le camp de M. Martelly constate que ces résultats ont été « étrangement manipulés », estimant que des sénateurs et députés élus qui étaient largement en tête au premier tour sont « systématiquement écartés ». Les Nations unies et les principaux bailleurs de fonds en Haïti ont exprimé dans la même journée de sérieux doutes sur les résultats des législatives et appellent à la transparence. « Les résultats définitifs ont (...) suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication », ont dénoncé l'ONU et les principaux bailleurs de fonds d'Haïti (Brésil, Canada, Espagne, États-Unis, France et Union européenne) dans un texte publié vendredi.
Les États-Unis, un des pays donateurs, se sont inquiétés des informations faisant état de fraudes lors des élections législatives et demandent aux autorités haïtiennes de fournir des explications sur le changement de résultats « non expliqué » dans 18 circonscriptions. « Les États-Unis appellent le gouvernement d'Haïti et le CEP [Conseil électoral provisoire] à fournir une explication publique et approfondie à ce changement de résultat », a indiqué le département d'État. C'est le parti Inité, de l'ex-président René Préval, qui est mis en cause. Selon des sources diplomatiques, la formation politique de René Préval aurait exercé d'importantes pressions sur le Conseil électoral provisoire pour modifier les résultats des élections législatives, dévoilés dans la nuit de mercredi à jeudi. Les mêmes sources estiment que ces manœuvres visaient à obliger le nouveau président Michel Martelly à composer avec le parti de Préval.
Les États-Unis, un des pays donateurs, se sont inquiétés des informations faisant état de fraudes lors des élections législatives et demandent aux autorités haïtiennes de fournir des explications sur le changement de résultats « non expliqué » dans 18 circonscriptions. « Les États-Unis appellent le gouvernement d'Haïti et le CEP [Conseil électoral provisoire] à fournir une explication publique et approfondie à ce changement de résultat », a indiqué le département d'État. C'est le parti Inité, de l'ex-président René Préval, qui est mis en cause. Selon des sources diplomatiques, la formation politique de René Préval aurait exercé d'importantes pressions sur le Conseil électoral provisoire pour modifier les résultats des élections législatives, dévoilés dans la nuit de mercredi à jeudi. Les mêmes sources estiment que ces manœuvres visaient à obliger le nouveau président Michel Martelly à composer avec le parti de Préval.
Le parti de Préval majoritaire au Parlement
Selon les résultats, le parti Inité apparaît comme le grand gagnant des législatives avec une majorité d'élus, en raflant 13 sièges à la Chambre basse au premier tour et 33 sièges au second tour. Cela lui donne un total de 46 députés sur 99. Ces résultats font du parti de Préval la première force au Parlement. Le président Michel Martelly, élu avec 67,57 % des votes, ne détient pour sa part que 3 sièges à la Chambre.
Tension
Sur le terrain, les Casques bleus sont en alerte maximale après les affrontements qui ont suivi la publication des résultats. Au moins un homme a perdu la vie jeudi. Vendredi, un manifestant mécontent de la défaite de son candidat a ouvert le feu sur la foule dans le centre du pays, blessant quatre personnes, selon une porte-parole de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), Sylvie Van Den Wildenberg. Dans d'autres zones rurales, des routes ont été bloquées par des barrages de pneus enflammés. Des maisons ont été brûlées jeudi et un hôpital envahi par la foule en colère.

