Le 12 janvier 2011 a été essentiellement marqué à Port-au-Prince par des moments de prière et de recueillement. Et les places publiques ou les ruines des églises et cathédrale sont servi de cadre pour ces différentes cérémonies au nombre desquelles, la pose de la première pierre de la « Place du 12 janvier ».
Pour graver à jamais ce moment tragique de l’histoire, le président René Préval, a voulu l’érection d’un monument à la « Place du 12 janvier 2010 ». Un monument à la mémoire des quelque 230 000 victimes du séisme, parmi lesquelles 18 000 employés de la fonction publique. Le 12 janvier 2011 a donc eu lieu, sur le site abritant naguère la Direction Générale des Impôts (DGI), la pose de la première pierre dudit monument.
Le choix de cet espace comme lieu de recueillement et de méditation se justifie par le fait que « plusieurs employés, dont le directeur général de la DGI, Jean Frantz Richard, et le Porte-parole Lustin Murray junior, y ont trouvé la mort alors qu’ils étaient encore au travail ».
Autre justificatif, la DGI devra être « un symbole de la vie économique du pays », comme l’a indiqué le président Préval dans son discours, en présence de l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU en Haïti, Bill Clinton. L’occasion pour le chef de l’Etat d’appeler ses compatriotes à faire preuve de courage pour reconstruire le pays, et la communauté internationale à maintenir la solidarité dont elle a fait particulièrement montre au cours de l’année dernière. Pour sa part, le Directeur général de la DGI, Robert Joseph, a mis l’accent sur la nécessité de « s’engager en vue d’éviter que d’autres éventuelles catastrophes naturelles n’aient autant d’ampleur et de travailler à l’amélioration de notre existence de peuple ».
Le choix de cet espace comme lieu de recueillement et de méditation se justifie par le fait que « plusieurs employés, dont le directeur général de la DGI, Jean Frantz Richard, et le Porte-parole Lustin Murray junior, y ont trouvé la mort alors qu’ils étaient encore au travail ».
Autre justificatif, la DGI devra être « un symbole de la vie économique du pays », comme l’a indiqué le président Préval dans son discours, en présence de l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU en Haïti, Bill Clinton. L’occasion pour le chef de l’Etat d’appeler ses compatriotes à faire preuve de courage pour reconstruire le pays, et la communauté internationale à maintenir la solidarité dont elle a fait particulièrement montre au cours de l’année dernière. Pour sa part, le Directeur général de la DGI, Robert Joseph, a mis l’accent sur la nécessité de « s’engager en vue d’éviter que d’autres éventuelles catastrophes naturelles n’aient autant d’ampleur et de travailler à l’amélioration de notre existence de peuple ».
Autre moment fort de la journée, la messe qui a été célébrée dans les ruines de la cathédrale de Port-au-Prince. Et au nombre des personnalités et membres de la classe politique présentes se trouvaient le Premier ministre Jean Max Bellerive, la Première dame Elizabeth Préval, la candidate à la présidence Mirlande Manigat et la star internationale, Wyclef Jean. Y ont aussi pris part des représentants du corps diplomatique accrédités en Haïti, notamment l’ambassadeur de France, Didier Lebret.Le peuple haïtien, protagoniste de son avenir
Dans un message d’« espérance » adressé à la population haïtienne, dans les ruines de la cathédrale, par son envoyé spécial, le Cardinal Robert Sarah, le Pape Benoit XVI a souhaité que le peuple haïtien soit « le premier protagoniste de son histoire actuelle et de son avenir ». Dans un pays où « la joie de vivre semble avoir été brisée », le Pape a invité les Haïtiens de quelque secteur que ce soit à œuvrer en vue du « bien commun » et à rejeter l’indiscipline morale, le désordre politique, la corruption et la violence qui représentent « des obstacles à l’essor économique et social ». « Il faut que quelque chose change dans ce pays », a aussi insisté le président du Conseil pontifical du Vatican, reprenant le message adressé à Port-au-Prince, en mars 1983, par feu le pape Jean Paul II.Quant à la jeunesse, il l’a exhortée à ne pas se laisser entrainer par des politiques « avides de pouvoir ». « Votre champ de bataille c’est l’école et les centres de formation universitaire et professionnelle » et non les rues, a soutenu le cardinal Sarah. Estimant qu’il était temps de reconstruire en Haïti, « non seulement les structures matérielles mais surtout la cohabitation civile, sociale et religieuse », le représentant du Pape Benoit XVI a invité la communauté internationale à maintenir son aide à la nation haïtienne. « Haïti a encore énormément besoin de l’aide et de la solidarité internationale », a-t-il souligné en présence de quelque centaines de fidèles. La veille, le président René Préval avait déposé une couronne de fleurs devant les milliers de croix noires plantées dans la zone de Saint Christophe, sur la nationale #1, où furent inhumées, dans une fosse commune, des dizaines de milliers de victimes.



