dimanche 31 janvier 2010
Haïti manque de vaccins ... tétanos, diphtérie
Le présent en Haïti, c’est encore le manque de nourriture et de travail
samedi 30 janvier 2010
Haïti essaie de se projeter dans l'avenir 18 jours après le séisme
Autre symbole d'espoir, l'équipe de football d'Haïti affrontera une sélection d'anciennes gloires du championnat allemand le 7 mars à Augsbourg, en Allemagne, dans le cadre d'un match de bienfaisance dont les recettes serviront à reconstruire les infrastructures du football haïtien, très populaire et ravagé par le séisme. Les chances de retrouver des survivants deviennent de plus en plus ténues, cédant la place à une guerre des nerfs entre riverains et sauveteurs, faite de fausses alertes ou d'appels concernant des incidents indirectement liés au séisme. Darlene Etienne, 16 ans, sauvée mercredi par la Sécurité civile française, reste la dernière survivante connue du tremblement de terre. Dans les camps de fortune érigés dans les parcs de Port-au-Prince où près d'un million d'habitants sont sans-abri, des cas d'épidémies ont été signalés.L'ONU a perdu 84 personnes dans le séisme
vendredi 29 janvier 2010
Chacun, au milieu du chaos, interroge le ciel
Tel Voltaire en son siècle après le séisme de Lisbonne, l’auteur de ces lignes est l’un des nombreux internautes à avoir exprimé sur un blog de La Croix sa colère et son incompréhension. Comment comprendre ce nouveau malheur venu s’ajouter aux 32 coups d’État et aux centaines de cyclones qui sont passés sur l’île depuis deux cents ans… Le séisme du 12 janvier a fait resurgir de manière abrupte des « pourquoi » qui touchent au scandale de la souffrance des innocents, à l’énigme insoutenable du mal, au mystère du silence de Dieu. « Notre foi est mise à rude épreuve par ce désastre horrible », reconnaissait, quelques jours après le drame, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, dans son homélie lue en hommage aux victimes. « Toute personne qui croit en Dieu et qui essaye de vivre de cette foi ne peut pas ne pas être touchée au cœur par le malheur qui détruit et par la malédiction qui touche votre pays.
« Mis à part quelques prophètes de malheur qui profitent de la situation pour accuser le peuple haïtien de tous les péchés du monde, la propension générale est plutôt à la bénédiction et à la louange pour les vies sauvées, confirme le P. Maurice Piquard, montfortain, dont la congrégation a perdu dix séminaristes. Dieu est loué comme le maître de la vie. Le présent et l’avenir lui appartiennent. Les Haïtiens savent d’instinct que Dieu est Amour infini, qu’il accueille les défunts avec lesquels ils continueront à vivre une relation très forte. » Mais si les Haïtiens se refusent à intenter un procès à Dieu, que dire alors de l’énigme violente du mal, broyant aveuglément la vie de plus de 150 000 personnes ? « Nous aimerions savoir pourquoi ce mal se produit, mais une tragédie de cette envergure est au-delà de toute explication : ce serait justifier le mal que de l’expliquer, souligne Mgr Pierre Dumas, évêque de l’Anse-à-Veau et de Miragoâne. Dieu se trouve sous les tentes, avec ces gens qui ont tout perdu, plaide-t-il. Aujourd’hui, le visage de Dieu, c’est le visage souffrant du Christ dans les traits des personnes sinistrées, qui, la nuit, ont faim et froid. Dieu ne veut pas la souffrance de ses enfants, il l’a portée dans son propre corps, il l’a traversée. Il est là avec nous. » «C’est dans l’action au service des autres que notre intelligence reçoit la réponse» Pour le président de Caritas Haïti, qui sillonne sans cesse les camps de sinistrés pour consoler les familles endeuillées et organiser les secours, la réponse n’est pas dans la spéculation, mais dans la manière dont chacun répond à la tragédie.jeudi 28 janvier 2010
Le sort des enfants au cœur des préoccupations
Les experts des Nations unies estiment qu'environ un million d'enfants et d'adolescents sont orphelins ou ont perdu au moins un parent dans le séisme, d'après une porte-parole de Save The Children. Faute de place, certains d'entres eux ont dû quitter les hôpitaux sans personne pour les prendre en charge. "Le personnel médical a été averti qu'il devait surveiller et envoyer les enfants non accompagnés ou séparés dans des lieux adéquats", a annoncé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU dans son dernier rapport. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Save the Children et la Croix-Rouge ont commencé à recenser les enfants à risque et ont identifié trois centres de soins dans des orphelinats pouvant les accueillir temporairement, a déclaré Bo Viktor Nylund, un haut conseiller de l'UNICEF en charge de la protection de l'enfance. Une base de données commune aux trois organisations a été créée pour permettre la réunification des familles. "Au vu du nombre de personnes mortes dans le tremblement de terre, nous nous attendons à ce que des milliers d'enfants aient perdu leurs parents", a souligné Bo Viktor Nylund.
La détresse des enfants est particulièrement poignante dans un pays où un tiers des neuf millions d'habitants auraient besoin de l'aide internationale, selon les estimations de l'ONU. Une aide nécessaire fortement appréciée par la population qui critique cependant la façon dont elle est organisée. "C'est l'anarchie", s'exclamait Thomas Louis, qui tentait mardi d'obtenir du riz et de l'huile pour ses deux enfants de deux ans et six mois. De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a riposté mardi aux critiques visant les efforts déployés par les Etats-Unis: "J'en veux profondément à ceux qui attaquent notre pays, la générosité de notre peuple et le leadership de notre président qui essaient d'apporter une réponse à des conditions historiquement désastreuses après le tremblement de terre", a-t-elle déclaré. Bien que critique, la situation médicale dans la capitale haïtienne semblerait s'améliorer. Selon le porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Paul Garwood, il faudrait désormais davantage de personnel médical pour les soins postopératoires des quelque 200 000 personnes qui ont dû être amputées ou opérées. A l'hôpital central de Port-au-Prince, 81 enfants ont été pris en charge par l'équipe du Dr. Winston Price, un pédiatre américain d'origine haïtienne. "Peut-être que certains parents ne les recherchent même pas parce que leur maison a été détruite et qu'ils pensent que leur enfant se trouvait à l'intérieur", a souligné le pédiatre.
Dans les 13 centres pour enfants établis par Save the Children, qui a aidé plus de 6 000 enfants depuis le séisme, des aires de jeux ont été créées pour donner aux enfants "une chance de retrouver autant de normalité que possible", explique Kate Conradt, porte-parole de l'organisation. Ces lieux surveillés permettent de parer à d'éventuels enlèvements par des trafiquants d'enfants, un problème déjà chronique avant le séisme, précise Deb Barry, de Save the Children. A Genève, Véronique Taveau, porte-parole de l'UNICEF, a déclaré que l'organisation avait été avertie de disparitions d'enfants dans les hôpitaux, ajoutant que l'agence onusienne avait renforcé la sécurité dans ces établissements et des orphelinats. La ministre haïtienne de la Communication, Marie Laurence Jocelyn-Lassegue, a déclaré mardi que les nouvelles adoptions avaient été temporairement suspendues du fait de soupçons de corruption et de négligence. "Pour certains enfants, nous ne savons pas si les parents sont vivants ou non", a-t-elle expliqué. La France a souligné mercredi après-midi par la voix de son secrétaire d'Etat à la Coopération que rien n'était fait sans le gouvernement haïtien qui "donne l'autorisation pour chaque enfant de quitter le territoire". "Au moment où nous parlons, 41 sont dans un avion, ils rejoignent notre pays", a déclaré Alain Joyandet, précisant que tous les dossiers "régularisés ont permis de faire venir en France une centaine d'enfants" et que les dossiers de 400 enfants sont actuellement étudiés.
Vivian Sequera Et Ben Fox (Canadian Press)
Vers la reconstruction à long terme d'Haïti

Le séisme en chiffres
Points de vue
Bernard : Reconstruire le palais présidentiel à l'identique ... On voit où sont les priorités de relogement.
Luc : Est-ce vraiment la première urgence ?? Signé : un donateur contribuable.
Et si à la place de reconstruire à l'identique cette meringue ridicule, on leur offrait un grand concours international d'architecture, avec à la clé la construction d'un bâtiment contemporain, écologique, antisismique etc ... Ils ne sont pas dignes de vivre au XXIe siècle les Haïtiens, c'est ça hein ?
mercredi 27 janvier 2010
170 000 cadavres ont été ramassés, selon René Préval
mardi 26 janvier 2010
Déplacer Port-au-Prince ?


En 1968, lorsque Jean-Pierre Ferland a interprété cette chanson, Port-au-Prince était Port-au-Prince. Cependant, avant le violent séisme du mardi 12 janvier 2010, la capitale haïtienne ne ressemblait plus à cette ville chantée par le chanteur québécois. C’était devenu un monstre urbanistique, une ville aux constructions anarchiques, sale, irrespirable, polluée. Une ville qui tuerait ses habitants, avait prédit un géographe. Une ville où chacun faisait ce qu’il veut, où des citoyennes et citoyens dénués de tout civisme faisaient leurs besoins en pleine rue, jetaient des détritus sans crainte d’être sanctionnés par des autorités municipales quasi absentes.
Les prix augmentent
Du sexe sous les tentes et ailleurs
Quelques bâtiments qui se sont écroulés
Les "fous" de Port-au-Prince
C’est un mur d’enceinte écroulé qui donne sur une cour bourrée de réfugiés. On peut lire encore une inscription : "Centre Psychiatrique de...". À l’intérieur, des bâches, des tentes, des familles. Le psychiatre est assis derrière une table de cuisine. Face à lui, une femme jeune, agitée, se plaint, hurle, invoque Dieu et "le sang de Jésus-Christ." Le médecin écoute, note, ne prescrit rien, parce qu’il n’a rien. C’est le seul hôpital psy de la ville, ou presque. Une centaine de lits, une fondation privée "Mars et Kline", une centaine de lits désormais vides. Le séisme a tout cassé ici, les malades ont fui, remplacés par d’autres que les familles amènent ici. Ils souffrent tous de la même chose : cauchemars, insomnies, violents maux de tête, dépression, tristesse incommensurable. Et ils se réveillent en hurlant quand ils revoient les images du tremblement de terre, la maison qui s’effondre, le père, l’épouse, les enfants enterrés sous une montagne de gravats.

































