Le parti au pouvoir en Haïti a reconnu, hier, qu'il pourrait avoir perdu les élections présidentielle et législatives. Deux des candidats sérieux à la succession du président René Préval, Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly avaient indiqué, la veille, croire en leurs chances respectives de se retrouver au second tour, le 16 janvier. Dimanche, le premier tour a donné lieu à des incidents qui ont fait plusieurs morts, tandis qu'une majorité des 18 candidats à la présidentielle a exigé l'annulation du scrutin, se disant victimes de fraudes au profit de Jude Célestin, considéré comme très proche de René Préval. Le Conseil électoral a promis de publier les résultats des scrutins d'ici à dimanche et se préparait, entre-temps, à dresser un bilan des incidents, qui ont conduit à l'annulation du vote dans 56 des 1 500 centres de vote. L'Onu, qui se dit « préoccupée » par les incidents, a averti que des heurts pourraient entraver la lutte contre le choléra.
Le scrutin de dimanche a été émaillé d'actes de violence qui ont fait deux morts, tandis que des candidats ont souligné des « irrégularités graves ». Les scrutin a toutefois été validé dimanche soir pour la plus grande partie du pays par le Conseil électoral haïtien, qui a décidé d'annuler l'élection dans seulement 3,5 % des bureaux de vote.
Le scrutin de dimanche a été émaillé d'actes de violence qui ont fait deux morts, tandis que des candidats ont souligné des « irrégularités graves ». Les scrutin a toutefois été validé dimanche soir pour la plus grande partie du pays par le Conseil électoral haïtien, qui a décidé d'annuler l'élection dans seulement 3,5 % des bureaux de vote.

