« Avant le séisme, la situation de la justice n'était déjà pas simple mais là il faudra beaucoup de temps avant que nous puissions travailler dans des conditions à nouveaux normales . »...
Depuis le 12 janvier dernier, Gabrielle Domingue, juge d'instruction au tribunal de Port-au-Prince, rend la justice sous une toile de tente : « Le palais de justice n'existe plus. Le tribunal de première instance, la cour d'appel et la cour de cassation y étaient hébergés ». Nombre de dossiers en souffrance s'accumulent sur le bureau des magistrats haïtiens qui s'inquiètent de « l'insécurité grandissante du fait des détenus sortis à la faveur de la catastrophe et qui errent toujours dans les rues en ruine de la capitale ». Face à l'ampleur des travaux à réaliser, le juge Domingue est optimiste : « Dieu y pourvoira ».
