Le portuguais Alexandre Abrantes est chargé du dossier de la reconstruction post-séisme qui a entraîné la création d’un fonds spécial dont la gestion sera assurée par la Banque mondiale.
La Banque mondiale a annoncé samedi avoir fait choix du portuguais Alexandre Abrantes comme envoyé spécial pour Haïti, un poste tout à fait nouveau créé en prévision de la mise en place de la Commission mixte intérimaire chargée de la reconstruction du pays profondément touché par le séisme du 12 janvier. Dans un communiqué rendu public à Washington, la représentante de l’institution multilatérale dans la Caraïbe, Yvonne Tsikata, précise que M. Abrantes a été désigné le 15 avril et s’apprête à occuper ses nouvelles fonctions. Elle en a profité pour indiquer que le Fonds de reconstruction d’Haïti a déjà reçu le soutien d’une dizaine de pays, l’Espagne, le Brésil, le Canada, l’Estonie, la Norvège, l’Australie, l’Arabie Saoudite, la Suède et les Etats-Unis. La Banque mondiale, qui s’est vu confier le rôle "d’agent fiscal" au sein de la CIRH dans le plan de pilotage du processus de reconstruction, s’occupera de la gestion des dons accordés à Haïti à travers ce fonds. L’initiative vise à accompagner les différentes étapes de la reconstrucction, favoriser le remplacement des infrastructures détruites et le rétablissement des opérations financières importantes dans les institutions publiques. L’Exécutif haïtien vient de promulguer la nouvelle loi instaurant l’état d’urgence pour une période de 18 mois et consacrant la création de la CIRH, un peu plus d’une semaine après le vote du Parlement qui a suscité de vives critiques dans la classe politique et la société civile. Plusieurs villes de province ont été ces derniers jours le théâtre de manifestations à participation populaire très limitée contre la toute-puissance contestée de la CIRH et l’orientation "anti-nationale" de la politique du Président René Préval.
