Des centaines d’artisans jacméliens ont vu leurs œuvres détruites dans le séisme du 12 janvier. En cette période de l’année, ils avaient augmenté leurs créations pour accueillir les milliers de touristes attirés par le carnaval.
33 ans, père de 2 enfants, depuis près de 20 ans André ne sait que modeler le papier mâché, spécialité de Jacmel, pour faire vivre sa famille. Mais, le séisme qui a sévèrement touché l’artisanat comme plusieurs autres composantes du secteur touristique de la ville, l’a laissé avec un avenir hypothétique. Plus de 80 000 $ US de produits artisanaux sont restés sous les décombres, selon une évaluation de la direction départementale du ministère du tourisme.
La période la plus lucrative pour ces créateurs est celle du carnaval où la ville héberge jusqu’à 25 000 touristes. « À cette période, on se fait de l’argent qui nous permet de tenir pendant toute une année », confie André avec un air mélancolique. Et pour s’y préparer, certains artistes commencent à travailler dès le mois d’août. C’est un concours. Chaque atelier tente de faire de son mieux. Ils empruntent de l’argent à des taux allant jusqu’à 75 %. « Le gouvernement nous accorde généralement une petite subvention, mais qui arrive toujours trop tard », explique un spécialiste du papier mâché.
Au 12 janvier dernier, tout était fin prêt quand la secousse les a tous surpris, les laissant ainsi avec une lourde dette, sans compter leurs ateliers détruits. « On a perdu toutes nos ressources. Pour fonctionner, il ne nous reste plus rien », se désole un artiste regardant sans vraiment le voir un clown qui amuse une vingtaine de curieux entre les tentes qui re-décorent la place Toussaint Louverture.
La période la plus lucrative pour ces créateurs est celle du carnaval où la ville héberge jusqu’à 25 000 touristes. « À cette période, on se fait de l’argent qui nous permet de tenir pendant toute une année », confie André avec un air mélancolique. Et pour s’y préparer, certains artistes commencent à travailler dès le mois d’août. C’est un concours. Chaque atelier tente de faire de son mieux. Ils empruntent de l’argent à des taux allant jusqu’à 75 %. « Le gouvernement nous accorde généralement une petite subvention, mais qui arrive toujours trop tard », explique un spécialiste du papier mâché.
Au 12 janvier dernier, tout était fin prêt quand la secousse les a tous surpris, les laissant ainsi avec une lourde dette, sans compter leurs ateliers détruits. « On a perdu toutes nos ressources. Pour fonctionner, il ne nous reste plus rien », se désole un artiste regardant sans vraiment le voir un clown qui amuse une vingtaine de curieux entre les tentes qui re-décorent la place Toussaint Louverture.
Deux mois après le séisme, une lueur d’espoir se dessine. L’une des multiples démarches entreprises pour commencer à rembourser les créanciers est parvenue avec l’UNESCO qui promet de créer un atelier où les artistes pourront enseigner leur savoir-faire à des jeunes. André qui a déjà représenté Haïti dans plusieurs foires internationales pense se remettre sans plus tarder à ce qu’il sait faire le mieux au monde pour relancer sa vie. Il veut créer pour exposer dans les pays de la Caraïbe. « On a tout perdu, mais il nous reste ce souffle et cette connaissance, l’essentiel pour relancer la vie », se sermonne-t-il avec philosophie.
