C’est sous le signe d’« une histoire commune riche mais aussi douloureuse » que le président français a souhaité placer, mercredi, sa courte visite à Port-au-Prince, capitale d’Haïti dévastée par le séisme du 12 janvier.
« Nous nous sentons tous des citoyens d’Haïti », a d’emblée déclaré Nicolas Sarkozy lors d’une allocution sur les marches de l’ambassade de France, encore encombrées par quelques tuiles du toit partiellement détruit. « Ce drame, par sa violence inouïe, par sa soudaineté, par son amplitude, nous a profondément touchés. Il a endeuillé l’humanité tout entière (…). Je suis venu dire au peuple haïtien et à ses dirigeants que la France, qui était la première sur le terrain, restera solidement à leurs côtés pour les aider à se relever et à ouvrir une nouvelle page, heureuse, de leur histoire. » Le chef de l’Etat a alors réclamé une minute de silence « en mémoire aux victimes et aux familles endeuillées », seulement perturbée par le chant des coqs qui se sont approprié l’esplanade du bâtiment. A son arrivée, plus tôt sur le tarmac de l’aéroport Toussaint-Louverture, où la présence militaire américaine se fait encore largement sentir, Nicolas Sarkozy a été accueilli par son homologue haïtien, René Préval, au son de la fanfare du palais national, qui n’avait jamais rejoué depuis la catastrophe.
Une date mal choisie, durant les 4 jours de deuil
« Dans d’autres circonstances, cela aurait été un plaisir de célébrer la venue, pour la première fois, d’un président de la République française, mais cette visite intervient dans un moment spécial de deuil national », a regretté le président haïtien.
